Editorial
Medecine périopératoire : Une nouvelle
opportunité pour lest internistes
généralistes et un nouvell rubrique pour
la revue
Par James D. Douketis, MD
Published: October 28, 2019. DOI: 10.22374/
cjgim.v14i3.xxx
Les compétences et l'état d'esprit des internistes généralistes au
Canada s'adaptent à un large éventail de domaines cliniques, en
particulier les situations qui combinent de nombreuses spécialités à base
d'organes. L'évaluation et la prise en charge des patients dans un cadre
périopératoire sont parfaitement adaptées aux diverses compétences
cliniques et à l'approche holistique qui font partie intégrante de la
philosophie de la médecine interne générale.
La médecine périopératoire fait traditionnellement partie de la
pratique clinique de nombreux internistes généralistes, que ce soit dans
les cliniques d'évaluation des risques préopératoires ou dans la prise en
charge des patients ayant des conséquences médicales postopératoires,
généralement cardiorespiratoires, infectieuses ou liées aux médicaments.
Dans le milieu périopératoire, le rôle de l'interniste dans le milieu
périopératoire a été de " préparer le patient à la chirurgie " et d'" éteindre
les feux ".
Au cours des une ou deux dernières décennies, le paysage de la
"médecine périopératoire" a considérablement changé. Tout d'abord, on
met de plus en plus l'accent sur la préparation du patient à la chirurgie
afin d'atténuer le risque de complications, en particulier les accidents
vasculaires cérébraux, le syndrome coronarien aigu, l'insuffisance
respiratoire et la thromboembolie veineuse, pour ne nommer que
quelques conditions à prévenir. Cet aspect des soins est devenu un défi à
une époque les patients qui subissent une intervention chirurgicale
sont généralement plus âgés, prennent plus de médicaments et ont plus
de comorbidités, tout en s'attendant à ce que les patients quittent les "
confins sûrs " de l'hôpital souvent dans les 12 heures suivant
l'intervention. Deuxièmement, bien que la médecine périopératoire soit
un domaine de recherche clinique longtemps négligé, cet aspect a
également changé de façon spectaculaire. Des essais cliniques récents ont
éclairé les meilleures pratiques périopératoires sur l'utilisation des bêta-
bloquants, des anticoagulants, des antiplaquettaires et des agents
prohémostatiques. Troisièmement, en reconnaissance de l'importance de
la gestion et de la recherche cliniques périopératoires, de nouvelles
sociétés et collaborations se sont formées pour promouvoir et élever la
pratique de la médecine périopératoire. À l'étranger, il y a des réunions
scientifiques annuelles de la Preoperative Association au Royaume-Uni
(www.pre-op.org) et de la Society of Perioperative Assessment and
Quality Improvement (www.spaqi.org) aux États-Unis. Plus près de chez
nous, le Congrès annuel sur les soins périopératoires
(www.perioperativecongress.org) au Canada offre un examen de pointe
de la pratique clinique et de la recherche périopératoires, qui se tiendra
du 1er au 3 novembre 2019. Dans mon établissement, la nouvelle
division de médecine périopératoire, la première du genre au monde,
servira de base aux soins cliniques, à la formation et à la recherche dans
ce domaine.
L'étude historique VISION est un appel à l'amélioration des soins
périopératoires car le taux de complications postopératoires majeures
reste élevé (>20%). Les internistes généralistes sont bien placés pour
jouer un rôle majeur dans la révision des soins périopératoires et pour
diriger la recherche nécessaire à l'élaboration de pratiques exemplaires.
Pour tirer parti de ce potentiel et de cet intérêt, la Revue entreprend un
nouveau volet sur la médecine périopératoire, qui abordera bon nombre
des questions liées à l'évaluation, à la gestion et aux orientations de la
recherche dans ce domaine en pleine expansion. Veuillez envisager de
contribuer à cette nouvelle section du Journal canadien de médecine
interne générale - votre Journal - et encourager vos collègues à faire de
même !
James Douketis MD, FRCPC
Editor-in-Chief, Canadian Journal of General
Internal Medicine
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